Droits de l'Hommiste?!

CARTE POSTALE - DIOGO : Une localité minée par le zircon http://www.walf-groupe.comAlors que des 250 millions du programme social minier, il ne reste que 68 millions, Diogo n’a rien d’une cité minière telle qu’idéalisée par les autorités étatiques et la compagnie minière. En plus d’être exposée aux éléments radioactifs contenus dans le zirconium, la localité souffre d’un manque criard d’infrastructures sociocommunautaires de base. En visite de chantier le lundi 28 novembre 2011 au niveau de l’usine minière de Diogo, Abdoulaye Baldé, alors ministre des Mines, de l’Industrie, de l’Agro-industrie et des Pme déclarait aux populations qu’elles allaient bénéficier d’un plan de développement social, grâce au fonds minier d’un montant de 200 millions Fcfa. Cette manne devait servir à financer la construction d’écoles, de postes de santé et d’autres infrastructures de base. A l’arrivée, la réalité est tout autre. D’abord, il ne s’agit pas du fonds minier, mais plutôt une contribution au développement social, communautaire et économique de la société minière, dénommé programme social minier. Cette contribution n’est pas une exigence de la loi. C’est un engagement volontaire de la société lorsqu’elle est en phase de recherche, et obligatoire pour la société en phase d’exploitation et consignée dans une convention. Cet engagement est négocié par l’Etat avec la société minière. Et en réalité, son montant est de 250 millions de francs Cfa. Il ne doit pas être distribué directement aux populations. Cet argent doit parvenir à ces dernières sous forme d’investissements à caractère social communautaire. De la signature de la convention, en 2005, à nos jours, il ne reste de cette enveloppe de 250 millions Fcfa, que 68 millions de Fcfa à la date du 30 juin dernier. Le rapport détaillé des dépenses effectuées par Gco elle-même indique que plus de ¾ du budget a déjà été dépensé. Pourtant, Diogo, qui polarise 16 villages, semble toujours ne pas avoir profité des 182 millions déjà dépensés dans le cadre du programme social minier. Les difficultés persistent pendant que le budget pour les juguler a considérablement baissé. A Ngouye Bèye, Darou Bèye ou Diogo Guèdj, les élèves sont entassés dans des abris provisoires aux toitures qui menacent de céder à tout moment. Une situation qui laisse planer un danger permanent au-dessus des élèves et des instituteurs. Ces derniers ont, d’ailleurs, décidé de ne plus dispenser des cours dans cet environnement, repaire de serpents venimeux. A ce jour, Diogo n’a qu’un seul village électrifié en l’occurrence Darou Fall et ceci n’est pas inscrit à l’actif de Gco. La mise en place d’une centrale électrique de 36 mégawatts qui produira de l’électricité, prévue dans ce grand projet évolutif n’a pas encore sorti la zone des ténèbres. Une eau de salubrité douteuse Même l’eau qui étanche la soif des populations y est d’une salubrité douteuse. L’analyse de cette eau effectuée le 05 juin 2013 à l’institut Pasteur de Dakar prouve que les populations n’ont pas tort de se faire des soucis pour leur santé. Même si l’expertise microbiologique conclut en «une absence de témoins de contamination fécale», il est, cependant, attesté par une seconde analyse réalisée par un ingénieur en génie chimique à l’Ecole supérieur polytechnique, «la présence de matières en suspension très gênantes rendant la potabilité de l’eau douteuse, vue chimiquement». Une leçon d’observation à l’élémentaire définit une eau potable comme étant un liquide inodore, incolore, prenant la forme du récipient qui le contient. Le comble est que si dans les concessions à Diogo et Fass-Boye l’eau plate consommée par les populations est de couleur rougeâtre, celle-ci reste filtrée dans tout le périmètre de l’usine minière de sorte à permettre aux étrangers d’étancher leur soif avec de l’eau minérale. Pourtant, tous s’approvisionnent en eau à partir du forage construit dans la localité grâce à la Coopération luxembourgeoise. Les populations qui se plaignent très souvent de maux de ventre et de troubles diarrhéiques ont demandé en vain qu’on leur installe des filtres pour obtenir une eau claire et potable. Mais ni l’Etat ni Gco n’a réagi favorablement. Alors que plus de 50 mille âmes se réveillent tous les jours à Diogo, la localité qui, déjà fait face à un problème d’eau potable, reste mal lotie en infrastructures sanitaires. Diogo n’a pas de dispensaire de quartier ni de poste de santé digne de ce nom encore moins d’ambulance pour les évacuations d’urgence vers Mboro, Tivaouane ou Thiès. En dépit de la réfection de la Case des tout petits à l’entrée de Diogo pour un coût estimé à 1 million 695 mille Fcfa, de la mise à disposition d’ouvrages scolaires d’un coût de 10 millions 857 mille Fcfa, de la réhabilitation de l’école élémentaire de Darou Fall, des soutiens aux différentes manifestations religieuses comme les gamou, beaucoup reste à faire à Diogo. Pis, les dépenses déclarées par Gco n’ont pas fait l’objet de contrôle préalable par l’Etat. On signale que c’est un travail qui va se faire incessamment avec la mise en place de comités régionaux et locaux. Une démarche du gouvernement visant à corriger les lacunes notées dans l’exécution des dépenses des fonds prévus pour le programme social minier. «Des sociétés jurent avoir investi dans des infrastructures à caractère social communautaire de base pendant que les populations soutiennent n’avoir rien vu de concret», fait remarquer une source. Pendant que le monde entier tend vers une dénucléarisation, l'Etat du Sénégal, lui, accepte d'abriter un projet minier dont l'exploitation génère des éléments radioactifs. Le compte rendu du rapport sur l'étude d'impact environnemental réalisé en 2005 par le bureau d’études Tropica Environnemental Consultants le confirme. Même si, par ailleurs, le consultant juge insignifiante cette radioactivité comparée à d’autres pays producteurs du même minerai. Le zircon du Sénégal contient des taux d’uranium et de Thorium relativement faibles, dit-on. Au Madagascar où les populations ont eu à faire face à ce même danger, d’après le rapport d’expertise réalisé par ATP energy stress, il est établi que le zirconium contenu dans l’ilménite contient des éléments toxiques ou «éléments radioactifs». D’autres recherches ont permis d’apprendre que le zirconium a des conséquences néfastes sur les êtres vivants marins et que les sels minéraux qu’il contient provoquent des réactions cutanées s’ils entrent en contact avec la peau humaine. En tout cas, ceci avait abouti à la conclusion que l'usine ne pouvait pas fonctionner au Sénégal. La même source de relever la nécessité de la décontamination du sol qui est restée une mesure d’atténuation proposée par le promoteur minier qui disposerait de l’expérience requise. Les droits de l’hommistes introuvables Les droits humains sont bafoués à Diogo où les populations victimes soutiennent n’avoir nullement senti la présence à leur côté de la société civile, précisément des droits de l’hommistes. Les nombreux paysans qui vivaient de l’agriculture et de l’élevage voient, à présent, leurs activités s’estomper pendant que cultiver la terre pour développer ses moyens de subsistance demeure un droit fondamental. L’article 22 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme est sans équivoque : «Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale ; elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité, grâce à l’effort national et à la coopération internationale, compte tenu de l’organisation et des ressources de chaque pays.»Dossier réalisé par Abdoulaye SIDY

Commentaires

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